Nouveau rendez-vous sur Médias & mobilité : chaque jeudi, François Renevier, expert IMCA, nous propose ses analyses des nouvelles technologies.
La télévision mobile (TMP en France) est un service qui marche en Corée et au Japon, mais ce concept a subit de nombreux échecs dans le monde, y compris aux USA (par exemple Flo de Qualcomm).
Eh bien, les broadcasters, chaînes de télévision US, ne lâchent pas le morceau.
Leur approche est d’utiliser le réseau de télévision existant en ajoutant un service à destination des mobiles à la télévision numérique classique (norme ATSC M/H). Le coût de diffusion de la télévision mobile est de ce fait marginal.
Déjà en 2011, ils annonçaient le déploiement de la télévision mobile, mais il s’agissait clairement d’un argument conservatoire destiné à prendre position dans la bataille du spectre des fréquences.
Cette année, deux organisations regroupent des chaînes de télévisions et assurent la promotion de la télévision mobile, d’une manière plus ou moins complémentaire ou concurrente.
- Open Mobile Video Coalition, regroupe environ 900 stations TV[1] et opère Dyle, un service de TV mobile. L’accès est conditionnel (signal embrouillé), avec gratuité pour les chaînes existantes et perspective de fournir des services payants (abonnements, VoD…).
76 stations proposent actuellement Dyle. Des équipements de réception existent (intégrés à des téléphones portables ou sous forme de clés de réception pour les tablettes). Ceux-ci sont peu nombreux. Le service démarrant, le nombre d’abonnés est encore insignifiant.
- Mobile 500 alliance, avec 437 stations a une approche plus soft et agit davantage sous forme de lobbying.
Une inconnue : l’adhésion du public.
A suivre…
[1] Il existe 1 783 stations de TV commerciales ou éducatives aux USA au 31 décembre 2011.
Source : FCC (http://hraunfoss.fcc.gov/edocs_public/attachmatch/DOC-311837A1.pdf)





