Pas de soirée événement, ni de lancement prestigieux. Trois mois après sa sortie au Japon, la PlayStation Vita débarque aujourd’hui, dans une relative discrétion, en Europe et aux Etats-Unis. L’événement n’est pourtant pas négligeable. Pour le géant japonais de l’électronique, c’est l’un des lancements de produits les plus importants des cinq dernières années. Kazuo Hirai, le futur PDG du groupe, fut lui-même l’un des principaux architectes du projet. Son succès fera d’ailleurs figure de premier test pour le dirigeant japonais.
La Vita représente la dernière génération de consoles de jeux vidéo portables. Dotée d’un écran tactile Oled de 5 pouces, d’un panneau arrière également tactile, de deux caméras et de deux joysticks, elle a toutes les qualités pour séduire les amateurs de jeux. « La Vita permet de nous adresser aux « hardcore gamers » qui veulent profiter de la mobilité », décrivait Philippe Cardon, responsable de la division jeux de Sony en France, le mois dernier, en amont de ce lancement. Outre ses nouvelles capacités techniques, la remplaçante de la PSP permet surtout de se connecter à Internet et de télécharger directement des jeux et des films. Deux modèles sont disponibles : l’un équipé d’une connexion Wi-Fi (249 euros), l’autre de la 3G (299 euros), avec des forfaits vendus par les opérateurs télécoms. (…)
« L’arrivée des smartphones et des tablettes a raccourci la durée de vie des consoles portables et devrait entraîner leur prochaine disparition », prédit Richard-Maxime Beaudoux. Confronté à des ventes décevantes pour sa console 3DS, Nintendo avait consenti une baisse de 40 % du prix au Japon et de 25 % en Europe en août 2011, sept mois seulement après sa sortie. (…)
Source : Les Echos















